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Le BDK : Bilan incontournable dans la profession des kinés

Temps de lecture : 6 minutes Mercredi 13 Octobre 2021

 

Après avoir sorti le Bilan du Caisson Abdominal le 15 septembre dernier, Blueback s’intéresse de plus près au bilan incontournable des soins de masso-kinésithérapie : le Bilan Diagnostic Kinésithérapique (BDK). Réelle plus-value dans la profession de nos kinésithérapeutes, ce bilan va servir de fil rouge tout au long de la prise en charge du patient. Le concept de cette fiche synthétique est de guider le praticien dans son diagnostic, dans la détermination des objectifs à atteindre ainsi que dans les moyens thérapeutiques à appliquer.

Un bilan incontournable par son caractère obligatoire 

Le Bilan Diagnostic Kinésithérapique est obligatoire dans l’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute suite au Décret n°96-879 du 08 octobre 1996. Décret qui fait de ce bilan un acte obligatoire pour tout traitement thérapeutique. Ainsi, le kinésithérapeute est dans l’obligation d’établir une fiche synthétique comprenant tous les éléments nécessaires au bon suivi du patient tels que : le diagnostic, les objectifs de soins, le choix des techniques utilisées qui lui paraissent les plus adaptées. Ce bilan doit être disponible pour le médecin prescripteur, qui à tout moment pourra intervenir et décider de modifier le protocole thérapeutique. 

Les réglementations concernant le BDK seront différentes en fonction du traitement. Lorsqu’il s’agit d’un cas général de rééducation fonctionnelle (AMS, AMC, AMK), le kinésithérapeute sera dans l’obligation de fournir un Bilan Diagnostic Kinésithérapique à partir de 10 séances, puis toutes les 20 séances. Dans le cas d’une rééducation des conséquences des affections neurologiques et musculaires, le BDK se fera toujours à partir de 10 séances, mais il s’effectuera ensuite toutes les 50 séances. 

Ces deux types de rééducations permettent également de déterminer la facturation de ce bilan comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous.

 

Pour le patient, cet acte peut être remboursable par la Sécurité Sociale dès lors que le médecin est d’accord avec le bilan établi.

Comprendre l’importance du BDK pour les kinésithérapeutes

L’importance de ce BDK réside dans l’unicité de ce document. En effet, il s’agit du seul document officiel permettant d’attester du traitement réalisé par le kinésithérapeute. Avoir cette description du protocole thérapeutique va permettre au praticien de se protéger dans le cas d’une éventuelle contestation des soins réalisés. 

Plus qu’un rôle protecteur, le Bilan Diagnostic Kinésithérapique détient un rôle de revalorisation de l’action du kiné auprès des patients. En effet, réaliser cette évaluation de l’état initial, intermédiaire et final du patient, va permettre de concrétiser les évolutions de celui-ci. C’est une source de motivation pour le patient qui voit ses progrès réalisés, et pour le kinésithérapeute c’est un gage de la qualité des soins procurés. 

Qualité de la prise en charge qui est également favorisée par ce BDK. Ce bilan permet d’évaluer et de récolter des données quantifiées et qualifiées selon trois axes : ses incapacités (partie fonctionnelle), ses déficiences (partie structurelle), et son handicap (répercussions sociales). Aborder et évaluer ces trois aspects vont permettre de favoriser les échanges avec le patient, et d’avoir une meilleure compréhension de la situation. Cet état des lieux assurera également au praticien la détermination d’un plan de soin adapté, complet, et surtout individualisé. 

Un outil de communication entre toutes les parties 

Le BDK est autant un outil d’information que de coordination. Faisant appel aux kinésithérapeutes suite à une prescription, les patients se retrouvent donc pris en charge par deux professionnels de santé. Le kinésithérapeute et le médecin prescripteur. Pour autant, la communication entre ces deux parties n’est pas toujours optimale. C’est également ce qui fait toute l’importance de ce Bilan Diagnostic Kinésithérapique. Cette fiche synthétique favorise les échanges entre ces deux praticiens grâce à la retranscription des informations relatives à la prise en charge de chaque patient. Les données sont accessibles pour toutes les parties et c’est ce qui va assurer une meilleure coordination dans leurs actions ainsi qu’un meilleur contact entre chacune d’elles. 

Pour cette raison, le kinésithérapeute se verra dans l’obligation d’envoyer la fiche bilan au médecin prescripteur dans trois cas : 

  • Si le nombre total de séance est supérieur à 10 
  • Si le traitement de départ doit être modifié 
  • S’il y a une complication durant les séances.

Bien qu’il puisse paraître contraignant par sa formalité, le bilan est un réel atout dans la pratique. Il permet d’assurer un gain de qualité dans les soins prodigués, par une évaluation initiale et continue de la situation du patient. Ce suivi permet ainsi d’adapter chaque prise en charge, mais également de suivre concrètement l’évolution de chacun de ces patients. Ce document permet donc d’attester de la qualité des soins procurés tout en officialisant les moyens thérapeutiques appliqués. Un document précieux tant pour le masseur-kinésithérapeute que pour le médecin prescripteur et le patient. 

C’est dans cet optique que de nombreuses applications comme BDK app ou encore Kobus ont vu le jour. A travers ces outils pratiques et facile à utiliser, le kinésithérapeute peut réaliser un BDK rapidement et suivre l’évolution chez son patient.

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